Je ne me suis pas suicidée de dépit. J'ai réfléchi, médité, je me suis même beaucoup pris la tête. Et finalement, j'ai compris le pourquoi de ce cassage en règle de ma tutrice. Je vous passe les détails, l'essentiel, je viens de le dire, c'est que j'ai compris.
Mais, comme j'ai des amies merveilleuses, qui ont senti ce moral au plus bas, j'ai malgré tout passé un bon week-end. C'était pas gagné mais elles ont réussi. Faut dire qu'elles sont douées ces filles, elles sont même parvenues à me trainer en boite. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que c'est un véritable miracle.
Moi, les boites de nuit, j'aime pas ça. Je déteste les regards infrarouges des mecs dès que tu passes la porte. Je déteste que les mecs lourds et déjà bien bourrés viennent me draguer. Je déteste ne pas pouvoir danser tranquillement, sans attirer quelques crevards and co. Bref, je déteste les boites.
Donc, pour m'y amener, elles ont tout essayé (comme Ruquier oui). Elles ont voulu me faire boire. Le souci, c'est qu'en commençant à 18h, j'étais en forme à 21h mais à minuit, j'étais redevenue claire. Alors, elles ont sorti le jeu d'alcool. Le souci, c'est que je gagnais à chaque fois, puisque j'étais la plus a jeun de toutes. J'ai du boire 2 verres. Alors, elles sont passées aux choses sérieuses. Non, je ne parle pas de drogue, roooooohhhhh.
Le chantage affectif ! Et ça c'est dur. Comment voulez-vous dire non à des petites bouilles de popines ? Vous ne pouvez pas... Mais moi si ! J'ai dit non, quand on est sorti de l'appart, j'ai dit non en bas de l'immeuble, j'ai dit non en chemin, j'ai dit non sur le long chemin. J'ai dit non quand nos chemins devaient se séparer. Mais au bout de 20 minutes, j'ai fini par dire oui.
Je ne regrette pas, je dois dire. Elles connaissaient par cœur mes réticences. Du coup, à peine entrées, elles ont joué le rôle de garde du corps. Pas un seul mec ne pouvait m'atteindre (et me voir d'ailleurs puisqu'elles sont toutes plus grandes que moi mais bon...).
Alors, j'ai pu voir M., une fille adorable mais trop gentille, ne pas oser dire non à un mec selon elle "trop gentil le pauvre, je peux pas le casser comme ça". Il a abandonné au bout de 10 minutes, on ne sait pas trop pourquoi. Du coup, M. en a profité pour s'endormir sur moi. Oui, oui, elle s'est endormie mais pour de vrai hein. Il n'y a qu'elle pour faire ça.
C'est là que le boulet a fait son come back. Il a bien vu qu'elle dormait mais lui, il voulait obtenir son numéro !!! Après tout, il s'était fait chier pendant 15 minutes à lui sortir des banalités alors il méritait bien ça. Il a commencé à la pousser par la réveiller. Je lui ai fait mon regard qui tue en lui disant que ça ne servait à rien. Mais comme il était très con, il m'a sourit niaisement et lui a pincé le nez. J'ai donc gentiment (si, si, autant que j'ai pu du moins) viré sa main et lui ai gentiment dit de dégager, pauvre con (j'étais presque à la limite du casse toi pov' con mais je me suis retenue).
Alors, oui, pour finir, une question me taraude, me turlupine, me titille et tout et tout : comment qu'ils font les gens pour rencontrer leur âme sœur dans ce bordel ???
Ce n'est jamais quand on croit être en état de séduction qu'on séduit
Si quelqu'un a la réponse ...