A cette époque, le pain était exactement comme je l'aime, croustillant et doré. C'était même souvent une ficelle. Je la revois encore sur la table, qui n'attendait que le premier qui se jetterait dessus.
A cette époque, je n'avais qu'à regarder ma nourrice pour qu'elle comprenne ce que je voulais. Elle coupait le pain en deux et me beurrait chaque tartine, attention avec beaucoup de beurre. A tel point, que je sens encore cette sensation froide du gout dans ma bouche. Car le beurre ne devait surtout pas être ramolli, mais tout juste sorti du frigo.
Une fois la tartine avalée, j'avais le choix entre un croissant au chocolat ou une tartine nutellaïsé. Pendant plusieurs années, je choisissais toujours le nutella, parce que c'était bon évidemment, mais surtout parce que je n'aimais pas les croissants. Bien sûr, comme tous les enfants, je n'aimais pas sans avoir gouté. Et un jour, je ne sais plus pourquoi, probablement à force de voir les autres se jeter dessus, j'ai croqué un bout. J'ai adoré. Alors, après, ce choix si simple devint véritablement cornélien. Mais, je gardais toujours la tartine beurré.
Une fois terminé, je buvais mon bol de chocolat chaud et je filais à l'école.
Il y a tellement d'autres moments comme celui-là dans ma tête, tous ces souvenirs qui me donnent le sourire dès que j'y repense. Ce temps-là, c'était vraiment le bonheur, le paradis sur terre.
Là, je rêve, non je fantasme, ou plutôt je meurs d'envie d'une tartine beurrée...
L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver
En écrivant cet article, j'ai craché mon poumon droit. Celui qui le retrouve est prié de me contacter. En vous remerciant ...

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